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La dispersion de la Bibliothèque sainte

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À propos du LEHR

Le Laboratoire d’études sur les rhétoriques (Mondes byzantin et ottoman) est un institut de recherche et de formation indépendant basé en Suisse dont l’objectif principal est de poursuivre l’étude comparée de l’enseignement des arts du langage (grammaire, dialectique, rhétorique) aussi bien dans les écoles byzantines que dans les écoles post-byzantines, autrement dit les écoles grecques dans l’Empire ottoman.

Le LERH s’articule autour de deux axes complémentaires. Premier axe : proposer à terme la traduction intégrale de l’œuvre conservée de Néophyte le Reclus (1134-v.1220), un moine byzantin illettré, auteur d’une œuvre rhétorique abondante conçue pour l’édification de ses disciples. Second axe : proposer des formations centrées sur les techniques de l’argumentation, de la réfutation et de la rhétorique.

La dispersion de la Bibliothèque sainte

Cite this article as: Grégoire Sommer, « La dispersion de la Bibliothèque sainte, » in Enkleistra, 04/02/2024, https://enkleistra.ch/la-dispersion-de-la-bibliotheque-sainte

De la bibliothèque de l’Enkleistra rassemblée entre les XIIe et XIIIe siècle et enrichie durant la période franque de Chypre, presque rien a été conservé au Monastère de Saint-Néophyte. Comment l’expliquer ? On sait que sa dispersion commença durant la première moitié du XVIIe siècle, soit quelques décennies seulement après la prise de Chypre par les Ottomans (1570-1571). Un certain Athanase le Rhéteur, prêtre d’origine chypriote, né à Famagouste en 1571, travaillant pour le compte des Français, visita l’Enkleistra de Chypre pour le compte des Français. Entre 1643 et 1663, il leur transmit via l’ambassadeur français auprès de la Porte un lot appréciable de manuscrits. Le chancelier Séguier (1588-1672) en fut le grand bénéficiaire. Les manuscrits achetés par le chancelier Séguier furent transmis par voie d’héritage à son petit-fils Henri de Cambot, duc de Coislin et évêque de Metz[1].

Cette collection de manuscrits nous est bien connue[2]. Une première description fut donnéedans les années 1715-1720par Bernard de Mautfaucon (1655-1741), un moine bénédictin de Saint-Germain-des-Près[3]. Depuis cette description, cette collection fut conservée à Saint-Germain-des-Près. À la Révolution française, elle fut déposée à la BnF, fonds Coislin.

[1]. Henri Omont, Missions archéologiques françaises en Orient aux XVIIe et XVIIIe siècles. Partie 2, Collection de documents inédits sur l’Histoire de France, Paris, Imprimerie nationale, 1902.

[2]. Robert Devreesse, Catalogue des manuscrits grecs. 2, Le fonds Coislin, Paris, Imprimerie nationale, 1945.

[3]. Bernard de Mautfaucon, Bibliotheca Coisliniana olim Segueriana, Paris, 1715.

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